Quand les moyens financiers sont trop limités pour espérer un soutien des banques ou du capital-risque, les créateurs d’entreprise se tournent naturellement vers leur famille et/ou leurs amis pour les mettre à contribution. En effet, pour disposer d’un capital de départ, le créateur a le choix entre emprunter ou solliciter des partenaires en fonds propres. L’emprunt a l’avantage de conserver la totale propriété de son entreprise, mais bien sûr moyennant le paiement des intérêts et le remboursement, à terme, du capital, ce qui nécessite une prise de risque. L’apport financier de partenaires oblige lui, à partager la propriété de l’entreprise, mais peut permettre de ne jamais avoir à rembourser.
Il s’agit donc de choisir entre le paiement d’intérêts ou le renoncement à une partie de la propriété de l’entreprise. Or, bien souvent ce choix va dépendre du montant que peut obtenir le créateur en fonction des deux cas de figure.
Les créateurs qui ont peu ou pas d’actifs, auront beaucoup de mal à obtenir un prêt bancaire sans fournir des garanties qui seront alors généralement prises sur leurs biens personnels. Et même dans ce cas, la banque leur demandera d’apporter au moins 35% de la somme totale des besoins de financement en apport personnel.
Voilà pourquoi la plupart des entreprises démarrent avec un budget très serré, leur créateur rassemblant tout ce qu’il peut. Le capital de départ est donc généralement réduit au minimum. D’autant que s’ils investissent toutes leurs économies dans la création de leur entreprise, ils n’ont plus de parachute et si leur entreprise échoue, ils perdent à la fois leurs économies et leur source de revenus D’où l’importance de ne pas mettre toutes ses économies dans sa création et de se garder une réserve personnelle au cas où.
Démarrer avec peu de moyens
Par Valérie WEILL le 18 avril 2008
Création entreprise
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TRETON JEAN PAUL, le 7 mai 2008
Bonjour,
Trois commentaires complémentaires à votre article :
1)Il est aussi “culturel” en France de démarrer sans rien devoir à personne… on oublie qu’avant de décoller un avion doit faire le plein…
2) On confond “être associé” et “travailler ensemble”. Il est rare en effet qu’un créateur envisage de faire entrer dans son capital quelqu’un qui ne serait pas impliqué dans le quotidien de l’entreprise. Même les carottes fiscales n’y ont pas réussi.
3) Les prêts famille ou amis reposent trop souvent, hélas, sur des bases affectives et non financières. D’où quand on comprend que si on perd l’argent on perd aussi la relation amicale ou familiale, il est légitime d’hésiter à solliciter ses proches.
A votre disposition pour développer.
Cordialement.
Jean Paul TRETON
Consultant Formateur